expertise psycholégale
16 octobre 2011
16 octobre 2011,
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Tous les enfants n’ont pas les mêmes réactions lors du divorce ou d’une séparation. Une expertise psycholégale peut aider les conjoints ou le tribunal à prendre ces réactions en compte pour décider de la garde ou des droits d’accès.

expertise psycholégale


La rupture conjugale fait passer les enfants par toute une gamme d’émotions: tristesse, colère, confusion… Certains sont plus touchés que d’autres ou expriment davantage leurs sentiments dans leurs comportements, comme l’inattention à l’école.

On peut dire que les garçons semblent réagir plus fortement que les filles, par exemple, en désobéissant. Les filles, elles, ont tendance à intérioriser ce choc sous forme de dépression, d’anxiété ou de perte d’estime de soi, affirmait le travailleur social Gilles Vidal, lors d’une conférence intitulée La coparentalité après une rupture d’union, prononcée en 2010 à Rimouski, lors du congrès 2010 de l’Association des Avocats et Avocates de Province.


Réactions selon l’âge

Certaines réactions sont typiques de certains groupes d’âge. Ainsi, à 4 ans beaucoup d’enfants se sentent responsables de la séparation. À 6 ou 7 ans, ils cherchent à plaire à leurs parents, ce qui peut les rendre très manipulables. Les enfants un peu plus âgés peuvent identifier un parent fautif et prendre parti en faveur de l’autre, un comportement qu’on peut qualifier de fausse maturité, selon Gilles Vidal.

Afin d’interpréter les réactions des enfants et fournir un éclairage objectif sur les décisions concernant la garde ou l’accès, les parents peuvent convenir, ou le tribunal peut ordonner, qu’il y ait une expertise psycholégale effectuée par un travailleur social ou un psychologue.


Rapport d’expertise psycholégale

L’expert produira au juge un rapport sur ce qu’il a observé du comportement de l’enfant et de l’attitude des parents. Ce rapport contiendra ses recommandations sur les mesures à prendre dans l’intérêt de l’enfant, par exemple, des contacts supervisés dans le cas d’un enfant vulnérable et d’un parent agressif.

Il faut se rappeler que chaque enfant est différent et que la décision du juge doit être prise non pas en fonction de l’intérêt des enfants en général, mais en fonction de l’enfant particulier impliqué dans la cause qu’il entend.


Louis Baribeau, avocat et médiateur familial